J'ai passé près de trente ans dans le management, en tant que membre d'encadrement puis membre de comité de direction. J'ai conduit des équipes, tenu des objectifs, géré des crises. J'y ai appris quelque chose qui ne s'enseigne pas : écouter ce qui ne se dit pas. Derrière un chiffre qui décroche, des marges qui baissent où des clients insatisfaits, il y a toujours des personnes, un homme, une femme, et souvent quelque chose qu'elles n'ont pas pu ni même oser dire ou déposer.
Pendant toutes ces années, j'ai avancé avec une perception que je n'expliquais pas et dont je parlais peu : sentir l'état réel d'une personne avant qu'elle ne dise un mot, percevoir l'ambiance d'un lieu en y entrant. Longtemps, j'ai mis cela de côté — cela n'avait pas sa place dans mon environnement professionnel. Puis est venu le moment où le décalage entre ce que je faisais et ce que je suis est devenu trop grand pour être ignoré.
J'ai alors choisi une reconversion professionnelle dans un souci de cohérence et d'alignement personnel.
Je me suis alors formé sérieusement : sophrologie, travail énergétique, radiesthésie vibratoire. Non pas pour remplacer l'intuition par une technique, mais pour lui donner un cadre, un vocabulaire et une éthique. Aujourd'hui, ces deux dimensions travaillent ensemble : la rigueur héritée du management, et cette écoute plus fine que je ne mets plus de côté.
Au Fil de Soi porte cette intention : accueillir la personne dans ce qu'elle traverse, sans dramatiser, sans promettre l'impossible, et sans jamais oublier que c'est elle qui détient son propre fil.